vendredi 20 février 2015

Divergente 3 de Veronica Roth

Après Madame Bovary, Divergente... Eh oui, s'il y a bien une chose que je cultive avec soin c'est l'éclectisme de mes lectures !

Ceci est donc le dernier tome de la désormais célèbre trilogie Divergente. Tobias, Tris et quelques uns de leurs amis (ou pas, d'ailleurs) vont quitter l'enceinte de la ville, franchir la clôture pour tenter de découvrir les secrets et la genèse des factions, et surtout qui ils sont vraiment... Je ne m'aventurerai pas plus loin dans le résumé car très vite on a des éléments de réponse à ces questions.

Je vais pas faire durer le suspense plus longtemps : j'ai beaucoup aimé ce livre. Néanmoins, j'ai quelques réserves dont je vais m'empresser de vous faire part.

Déjà, avec ce tome on est très clairement dans la "science-fiction", et dans science-fiction il y "science" et ça ce n'était pas de très bon augure pour moi. Je m'explique : dès le début on parle d'expérience, de gènes modifiés/déficients/purs, de sérums... Etant loin d'avoir l'esprit scientifique, tout cela m'a un peu paumée, je vous l'avoue. Bon, ça reste Divergente 3 et pas un traité du prix Nobel de chimie mais quand même. J'ai eu un peu de mal à saisir le pourquoi du comment des factions, les motivations des uns et des autres...  J'ai fini par plus ou moins comprendre de quoi il retournait mais il est vrai que le début du roman ne m'a pas happée comme les précédents, ne m'a pas emportée aussi fort et aussi vite. De plus l' action est vraiment circonscrite à un lieu très fermé, le Bureau, il n'y a pas beaucoup de mouvements possibles.
Par ailleurs, l'auteure a fait le choix d'alterner les narrateurs : un chapitre on a le point de vue de Tris, le suivant c'est Tobias et ainsi de suite. C'état une bonne idée, sauf que j'ai trouvé que la différence entre les deux n'était pas assez marquée : souvent j'oubliais que c'était Tobias qui parlait et je me disais : "Mais attend, pourquoi elle dit ça Tris ?" Cependant, lorsque les personnages se décollent un peu l'un de l'autre cela devient vraiment intéressant.
Cela m'amène à mon dernier point : la relation entre Tris et Tobias. Au début je me suis dit qu'ils étaient vraiment devenus niais, toujours l'un sur l'autre... Mais par la suite il y a des étincelles entre eux, et là j'ai retrouvé le couple que j'aimais tant. Vous l'aurez compris ces bémols concernent majoritairement le début du roman.


Parlons du positif, et il y a de quoi dire. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman, j'ai retrouvé les personnages que j'adore. Passé le stade "couple niais", la relation Tris/Tobias devient encore plus forte, plus complexe, plus fusionnelle. J'ai pris beaucoup de plaisir à les voir évoluer ensemble, ils sont vraiment faits l'un pour l'autre ces deux là ! Le roman est vraiment focalisé sur cette relation (normal me direz-vous, ils ont presque perdu tous leurs proches), et les voir se battre ensemble m'a vraiment fait vibrer, les voir s'aimer aussi fort. La relation Caleb/Tris est sublime également, j'ai aimé que Tris ne passe pas l'éponge avec lui, elle le déteste vraiment et va même jusqu'à le frapper.
J'ai apprécié le côté noir du roman, la manipulation des gènes par des individus sans scrupules, découvrir avec les personnages jusqu'où le Bureau était prêt à aller. L'auteure va au bout de son idée, au bout de sa saga et nous livre toutes les explications nécessaires pour comprendre le monde qu'elle a créé. C'était vraiment intéressant également de découvrir le passé de la mère de Tris, de lever le voile sur tous ces mystères.
Et la fin, alors là... (attention aux spoilers)  Je ne sais pas si je l'adore ou si je la déteste. Totalement imprévisible, mais cohérente avec le personnage de Tris. Une fin vraiment tragique, j'ai mis du temps à m'en remettre.Elle m'a retournée, mis les larmes aux yeux : finalement n'est ce pas le but d'un bon roman que de nous procurer des sentiments aussi forts ? Il n'empêche, j'aurais également apprécié un happy end traditionnel, "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants blabla". Du coup, je suis un peu mitigée mais l'audace de ce final me fait dire que c'est une bonne conclusion. Cependant je n'ai pas trop aimé les toutes dernières lignes, quand Tobias parle du fait de se réparer etc... Je sais pas, ça m'a un peu laissé un goût amer, un peu style "allez, faut passer à autre chose maintenant", un peu trop plan-plan et attendu pour le coup.

Pour résumer, c'est vraiment un très bon livre même si il m'a déçu sur certains points. Je pense que l'auteure avait les moyens de faire encore mieux, de conclure d'une manière encore plus magistrale cette saga. En le refermant j'étais vraiment triste : eh oui, c'est bel et bien fini maintenant. Plus qu'à attendre les films !




dimanche 15 février 2015

Liste non exhaustive de mes coups de coeur littéraires

Je me suis dit que dresser un panorama de ce que j'aime lire, des livres qui m'ont bouleversée, captivée, remuée, des livres que je n'ai pas oubliés serait sans doute une bonne idée. Je risque d'en oublier, ce qui est regrettable, mais quoi qu'il en soit, c'est parti !

♣ Jack London : J'adore plus que tout cet auteur. Croc-Blanc et l'Appel de la Forêt m'ont fait pleurer.  La façon dont il décrit l'Amérique, la misère, les paysages, les gens... me bouleverse.

♣ 1984 de George Orwell :Impossible de lâcher ce bouquin. L'univers dystopique qu'il a créé est si réaliste, si angoissant.

♣ Joyce Carol Oates : La noirceur de l'âme humaine à l'état pur. La bassesse, la médiocrité, la violence des êtres humains, la dureté du monde.

♣ Romain Gary : Sa promesse de l'aube m'a émue au plus haut point. Un des auteurs qui me met dans des montagnes russes émotionnelles : indignation, rire, larmes. Quelle écriture, quel talent et quelle simplicité !

♣ Emile Zola : Je n'ai lu que Germinal et l'Oeuvre mais je ne compte surtout pas m'arrêter là tant j'aime ses livres et leur réalisme.

♣  Guy de Maupassant : simplicité, efficacité, ses livres sont très plaisants, distrayants, ils touchent toujours là où il faut. Mention spéciale pour Bel-Ami.

♣ Agatha Christie : Il fut un temps où j'ai fait un marathon de ses romans policiers. Bien que je n'en lise plus trop désormais, j'admire la complexité de ses intrigues, cette trame d'une implacable efficacité qui vous mène vers un dénouement toujours imprévisible. Et puis, j'adore Hercule Poirot !

♣ Camilla Lackberg : Mon auteure de polar préférée, rien à redire tout est parfait dans ce qu'elle fait : personnages, intrigues, décors...

♣ Les romans actuels : Je ne vais pas tout détailler mais je suis une grande amatrice des fictions actuelles, adolescence oblige ;) Eh oui, on peut aimer Zola et Twilight ! Quelques noms : la trilogie Divergente, les Hunger Games, Twilight justement ainsi que les Ames Vagabondes, Harry Potter bien sûr (et par dessus-tout), les livres du regretté Pierre Bottero... J'en passe et des meilleurs.

♣ Au niveau du théâtre : Antigone d'Anouilh, ma tragédie préférée, Molière, Cyrano de Bergerac, Rhinocéros de Ionesco... et c'est à peu près tout. Pour être tout à fait honnête, je n'aime pas tellement lire des pièces de théâtre.

♣ Parlons de la poésie : Les Fleurs du Mal de Baudelaire, que j'ai aimé d'une façon indescriptible. Lamartine aussi, Victor Hugo... J'ai encore des progrès à faire en matière de poésie !

Je vais m'arrêter là même si je pourrais continuer longtemps. Je ferai un deuxième volet pour présenter les livres oubliés, d'autres pépites plus ou moins connues de ma bibliothèque.

mardi 10 février 2015

Madame Bovary de Gustave Flaubert

Voilà venu le temps des cathédrales  de ma première critique ! Ce sera celle d'un classique s'il en est, Madame Bovary.

Ai-je besoin de rappeler de quoi traite cette oeuvre ? C'est la vie pleine de désillusions d'une provinciale du nom d'Emma Bovary. Mariée avec un médecin médiocre, Charles Bovary, son existence ne sera que désespoir et désenchantement.

Passons directement à mon avis. J'ai beaucoup apprécié ma lecture. Tout d'abord, j'aime beaucoup les romans où l'on suit un personnage durant une très longue, presque durant tout sa vie ici. Cela permet vraiment d'assister à son évolution, ou devrais-je dire sa déchéance, dans le cas d'Emma Bovary. Ce personnage est extraordinairement complexe et très réaliste. D'un côté, on la déteste : elle est égoïste, menteuse, frivole, dépensière... De l'autre, on la plaint. C'est un personnage pétri d'illusions, d'attentes. Elle rêve de l'Amour, celui des romans à l'eau de rose qu'elle lisait étant au couvent. Malheureusement, elle ne le trouvera jamais, avec aucun de ses deux amants et encore moins avec son mari ! Ses chimères se heurtent à la vie réelle : tout ce qu'elle aura c'est une maison plutôt modeste dans une ville de province, deux liaisons qui se finiront en désastre car à chaque fois Emma pense avoir trouvé l'amour tant attendu, se prend à rêver de fuites, exige des hommes des choses qu'elle ne peut pas obtenir.

Au début du roman, j'avais plutôt tendance à m'identifier à Emma, à la comprendre d'une certaine façon. Ces rêves, cette attente d'une passion qui ne vient pas et ne viendra jamais, le regard qu'elle porte sur les autres et sur elle-même... Mais très vite ce sentiment s'est dissipé tant le personnage se révèle antipathique. Une phrase m'a particulièrement touchée et marquée : "ses rêves tombant dans la boue comme des hirondelles blessées", phrase d'une extrême violence qui illustre bien la vie d'Emma. J'avais également de la peine pour Charles Bovary, personnage grotesque, fou amoureux de sa femme et d'un ridicule, d'une bêtise sans faille. Il l'aime et elle le déteste...

Et puis, il y a l'écriture de Flaubert. D'une finesse rare, captivante, acerbe. Ce que j'ai adoré, c'est l'ironie et la satire qui emplissent le livre. L'humour est toujours là ou on ne l'attend pas, au détour d'une page, dans une scène romantique. C'est l'un des aspects du roman qui m'a le plus plu, je crois. C'est cynique et incroyablement réaliste. Les gens sont vrais, tels que nous les connaissons : vils, égoïstes, bas... Aucun n'est mis en valeur, mais tous sont intéressants et apportent quelque chose. Le moins mauvais d'entre eux, Charles, est aussi le plus bête.  J'ai aimé ce regard que l'auteur porte sur le monde, cet oeil clairvoyant qui se plait à révéler aux hommes leurs pires travers. Je ne m'attendais pas à sourire autant, à me délecter de tout ce que je lisait.

Ce roman nous donne un bon aperçu de ce que devait être la vie provinciale. Aucun sujet n'est épargné : adultère, argent, tout y passe. On ne s'ennuie pas car on se demande sans cesse : "mais quelle frasque va t-elle encore faire ? Que va t-elle inventer pour assouvir son désir d'un amour passionnel, éperdu, une vie idyllique ? Jusqu'où va t-elle aller ?" Pourtant, rien n'est jamais caricatural, irréel. On croit à tout ce qui se passe, tout sonne juste, on déteste chaque personnage : l'usurier prêt à tout pour l'appât du gain, le pharmacien imbu de lui même, la mère possessive...

Et puis cette fin, tragique, qu'on pressent, dont on a entendu parler ; une fin à la hauteur du roman, implacable, sale, médiocre, cynique...

Je suis très contente d'avoir lu ce "classique" et j'ai hâte de lire d'autres ouvrages du même auteur, sans doute l'Education Sentimentale.







dimanche 8 février 2015

Mes rêves

Je rêve de visiter tous les pays du monde (sauf ceux où je risquerais de me faire prendre en otage)

Je rêve de sauter en parachute (originale, moi ? toujours)

Je rêve d'avoir une vie professionnelle et familiale épanouie.

Je rêve que l'amour ne dure pas trois ans, et que les histoires d'amour finissent bien en général.

Je rêve d'avoir lu des tonnes de livres, vu des tonnes de films et pouvoir parler de tout avec aisance.

Je rêve d'avoir des tatouages.

Je rêve de parler au moins trois langues couramment et plus si affinités.

Je rêve d'avoir un style vestimentaire tellement pointu que je deviendrais une hit-girl, je serais au front row de tous les défilés.

Je rêve d'avoir une robe rouge en dentelle Valentino et une robe encore indéterminée Elie Saab.

Je rêve d'avoir des dizaines centaines de paires de chaussures.

Je rêve d'avoir une maison très belle mais pas trop ostentatoire.

Je rêve d'être aimée pour ce que je suis vraiment.

Je rêve d'avoir une famille.

Je rêve que les gens que j'aime soient toujours en bonne santé (et moi aussi, par la même occasion)

Je rêve de faire des études prestigieuses et de les réussir.

Je rêve de garder mes vrais amis auprès de moi et de m'en faire d'autres.

Je rêve d'avoir un chien et un cheval.

Pour reprendre le point numéro 1, je rêve de paresser sur les plages australiennes, de me balader à Broadway, de flâner à Los Angeles, de découvrir l'Amérique profonde, d'aller au Canada, de voir les geysers islandais, d'aller dans tous les pays Nordiques, de faire une randonnée en Ecosse ou en Irlande, de passer de chaudes nuits d'été en Espagne, de boire un chocolat chaud à Vienne... 

Je rêve de faire un road trip en écoutant du rock n roll.

Je rêve d'être de ceux qui "brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes des chandelles romaines".

Je rêve de ne jamais arrêter de rêver pour ne jamais être vaincue.

Je rêve de vivre des moments à la hauteur de ceux que mon imagination féconde crée.


PS : Anaphore-girl, c'est moi.



lundi 2 février 2015

Mes peurs

J'ai peur que personne ne m'aime.

J'ai peur que ma vie file comme un train dans lequel je suis incapable de monter.

J'ai peur de ne pas vivre ce qu'on doit avoir vécu à un certain âge.

J'ai peur de passer à côté de mes rêves, de devenir une de ces business women sans âme.

J'ai peur de ne pas avoir profité de ma jeunesse, et que le reste de ma vie ne soit pas à la hauteur de mes attentes.

J'ai peur que les gens aient des relations plus fortes, plus vraies, plus intenses que je n'aurai jamais.

J'ai peur de ne rien avoir à raconter à mes enfants.

J'ai peur de perdre tous mes amis.

J'ai peur d'être trop égoïste, de vivre dans un cocon.

J'ai peur d'être médiocre.

J'ai peur que mon physique se dégrade et que je ne m'en aperçoive pas.

J'ai peur de ne jamais connaître l'amour, ou trop tard.

J'ai peur de vivre dans un univers de rêves et d'utopies.

J'ai peur de vivre dans ce monde, dans cette société.

J'ai peur d'attendre des choses qui ne m'arriveront jamais.

J'ai peur de m'enfermer dans une existence qui ne me convient pas.

J'ai peur d'avoir une vie rangée, compartimentée, monotone alors que la vérité n'est peut être pas là.

J'ai peur des regrets, par dessus tout. J'ai peur de me dire que je n'ai pas fait le nécessaire pour réaliser mes rêves.

J'ai peur d'être superficielle.

J'ai peur de ne pas lire assez, de ne pas voir assez de films, de ne pas pouvoir tout voir et tout connaître.

J'ai peur d'occuper mon temps et mon esprit à des choses qui n'en valent pas la peine.

J'ai peur car je sens que je pourrais continuer cette liste à l'infini.
J'ai peur que mes peurs ne m'entravent,  ne m'entraînent vers le fond aussi sûrement que des boulets.

dimanche 1 février 2015

Je suis le paradoxe

Je suis le paradoxe.

Le maquillage et les cosmétiques me font du bien, pourtant je revendique l'authenticité et exècre la superficialité.

J'admire les rebelles, les rockeurs, les punks et Joan Jett pourtant je suis bien incapable de dévier de ma vie de fourmi.

Je rêve de sortir tous les soirs, de danser sur des musiques électroniques, de dépasser les limites du temps et de l'espace pourtant l'inconnu me fait peur et je n'aime rien tant que rester chez moi à lire un bouquin.

J'ai envie que tout le monde m'aime et m'admire pourtant je n'aime presque personne.


Je méprise certaines personnes pourtant je ferais n'importe quoi pour qu'elles me sourient.


Je suis gentille pourtant je déteste qu'on m'appose cet adjectif.


Je me plaît à m'imaginer dissertant sur Céline ou Camus pourtant je ne peux m'empêcher de compulser de stupides magazines féminins.


Je suis foncièrement contre la restauration rapide pourtant je vais chez McDonald.


Je ne peux pas supporter la souffrance animale et me soucie de l'avenir de notre planète pourtant j'adore la viande de boeuf saignante.


Je me considère comme supérieure à pas mal de gens pourtant je suis jalouse de tout le monde, en permanence.


Je me refuse à avoir certains comportements pourtant je crève d'envie d'adopter ces mêmes comportements.


Je rejette la majorité des buts proposés par la société pourtant je les poursuis à longueur de journée.


Je hais ceux qui ne maîtrisent pas la langue française pourtant je parle souvent comme une caillera.


Je suis contre le travail des enfants pourtant moi aussi j'aimerais bien un Iphone.


Je n'exprime pas mes sentiments, je les masque même, pourtant j'attend celui qui saura les deviner.


Je m'imagine comme quelqu'un de fort, de déterminé, pourtant je suis aussi fragile qu'une brindille.


Je trouve les imperfections belles pourtant je passe mes journées à tenter d'être parfaite.


Je n'aime pas la société de consommation, pourtant j'ai besoin d'une autre paire de chaussures, et aussi d'un nouveau crayon pour les yeux.


J'adore les vêtements de qualité, les beaux tissus, le fait main pourtant je ne suis pas prête à payer un t-shirt plus de 30 euros.


Et si on acceptait nos paradoxes ? Et si on arrêtait d'apposer des étiquettes indécollables sur les autres et sur soi-même ?



Premier jet

Voilà, c'est le moment. Le premier article. La première fois est toujours difficile, il faut se lancer, dépasser ses peurs, franchir un cap, basculer dans l'inconnu, accepter de ne pas tout maîtriser. J'aime profondément les mots. J'aime les entremêler, les associer, les assembler, j'aime lorsqu'ils se caressent les uns les autres, lorsqu'ils se heurtent, se chevauchent, j'aime lorsqu'un mot en supplante un autre, mais j'aime aussi lorsque le petit mot qu'on n'attendait pas forcément change tout. J'aime lorsque les mots font rire, lorsqu'ils font pleurer aussi. J'aime lorsque les mots nous permettent de s'évader, de se mettre à nu, de communiquer, de porter un message ou de ne porter aucun message, justement. J'aime par dessus tout la langue française, mais j'aime aussi les autres langues. J'aime lorsque les mots blessent, lorsqu'ils réconfortent, j'aime le son qu'ils produisent lorsqu'on les lit à voix haute ou en chuchotant. J'aime écrire, tout simplement. J'adore lire mais je déteste m'enfermer dans un seul genre, me cantonner à un seul auteur. Je suis avide de découvertes et de surprises. Je pense être quelqu'un de curieux et d'ouvert, j'apprécie non seulement la littérature mais aussi le cinéma, la musique, la peinture... En fait, j'aime l'art au sens premier du terme. Non pas l'art qui nous pousse à acheter à un prix ubuesque une toile avec une traînée rouge en son centre pour épater les invités et prouver son appartenance à un certain milieu social, non pas l'Art au sens pédant et repoussant du terme, mais l'art seulement et simplement. J'aime la vie, j'aime les gens (bien que je ne les comprenne pas vraiment), j'aime le sport aussi, j'aime le voyage physique et spirituel. 

Ainsi, je publierai ici mes états d'âme, mes écrits, mes critiques littéraires ou encore cinématographiques (voire même musicales, qui sait ?), et bien d'autres choses encore. 

Je ne sais pas si quiconque lira un jour cet article, je m'excuse des nombreuses occurrences du verbe "aimer", mais je suis quelqu'un qui aime à aimer les choses. Si l'envie m'en prend, peut être parlerai-je de ce que je n'aime pas...  En espérant réussir à faire quelque chose de L'antre de mes rêves.