dimanche 12 juillet 2015

Moi et ma note de français : plongée dans l'intellect de JackieDream

Aujourd'hui, je me suis dit qu'injecter un peu plus de "moi" dans ce blog ne serait pas une mauvaise chose. Je ne sais d'ailleurs pas vraiment ce que je m'apprête à raconter, tant pis, laissons mes doigts s'agiter sur le clavier. Je ne sais pas non plus comment j'intitulerai cet article, toujours est-il que je voudrais vous parler de mon rapport aux notes. Depuis toujours avoir des (très) bonnes notes c'est très (trop) important pour moi. J'ai toujours été plus ou moins première de la classe, au moins 2ème ou 3ème. Je considérais certaines matières comme ma chasse gardée, et indéniablement le français a toujours fait partie de ces matières là. Vous l'aurez compris, j'ai une véritable passion pour la littérature et l'écriture, ainsi j'avais l'habitude d'exceller dans cette matière. Plus que pour tout autre enseignement, c'était une question de fierté pour moi. Ainsi les choses ont suivi leur cour, j'allais de bonne note en bonne note, d'appréciation flatteuse en compliment du professeur concerné. Je ne me faisais pas trop de souci pour mon baccalauréat de français, que j'ai passé le mois dernier et dont j'ai eu les résultats il y a seulement deux jours.
 Et là... Patatra, tout s'écroule (et moi avec) lorsque j'entre mon matricule et ma date de naissance dans le site dédié aux résultats. La première chose qui me saute aux yeux c'est ce malheureux 1 flanqué d'un 4 à côté de la mention :" Français écrit". Oui, je sais, pour certains c'est une très bonne note sauf que pour moi c'est tout bonnement 3 points de moins que mon niveau habituel (si ce n'est plus). Quoi, moi ? L'amoureuse des lettres et de Zola, la dévoreuse de livres en tout genre, l'adepte du roman, l'ayatollah du commentaire de texte (oui j'exagère) je récoltais un malheureux 14 au bac de français ? Je ne vous le cache pas, j'étais dans tous mes états. J'ai cherché une explication (que je n'ai toujours pas trouvée) car je pensais avoir excellé, du moins avoir rendu une très bonne copie qui valait a minima 16.  Imaginez vous donc, récolter la pire note en français de votre jeune vie... au baccalauréat, l'examen qui fait gonfler les notes ! J'étais catastrophée. Peur du regard des autres, des questions, des commentaires narquois du type "Oh je t'ai battue !" (réflexion ô combien mature et pertinente, je vous l'accorde)
Avec le recul je me rends compte qu'il n'y a aucune raison de dramatiser. D'une part c'est une note très honnête et qui ne me pénalise en rien. Mais surtout, ce n'est pas une note ni même deux, ni même une moyenne qui détermine qui je suis. En fait, je ne suis pas mes notes, c'est tout. Je ne vois pas pourquoi ce malheureux résultat devrait remettre en cause 7 années d'excellentes notes en français et d'amour de la lecture. Ce 14 ne doit pas annuler tous les 17, les 18, les 19. Pourquoi tout minimiser pour 4 petites heures de ma vie passées dans une salle ? Les explications à cette note peuvent être multiples. Certes c'est un coup à mon ego, mais grandir c'est aussi accepter l'échec (échec tout relatif on est d'accord, mais je dramatise tout) et avancer. Tout cela pour dire que j'essaye vraiment de relativiser et de passer à autre chose, et je suis convaincue qu'une déception n'arrive jamais au hasard.
 Aaah ça m'a fait du bien d'écrire cet article même si je me demande qui aurait le courage de lire cette mauvaise tragédie en entier. Faites moi signe si vous avez réussi, vous aurez une fraise Tagada, promis ;)

jeudi 9 juillet 2015

Amok, Lettre d'une inconnue, la ruelle au clair de lune de Stefan Zweig

J'ai lu ces trois nouvelles réunies dans une très belle édition dont la couverture est signée par Christian Lacroix. J'ai eu un véritable coup de coeur pour le style de Stefan Zweig et pour son talent pour raconter les histoires.  L'élément commun à ses trois oeuvres c'est sans conteste la passion amoureuse qui pousse les êtres à a folie, leur fait perdre la raison. J'ai beaucoup aimé les trois nouvelles, avec un petite préférence quand même pour la Lettre d'une Inconnue. J'ai donc trouvé la plume de l'auteur absolument magnifique, il a su me plonger immédiatement dans le récit, moi qui n'aime pas du tout les nouvelles d'ordinaire. Les trois histoires sont touchantes chacune à leur manière, on ne peut que compatir devant ces hommes et cette femme poussés dans leurs derniers retranchements par l'amour, aux confins d'eux même.
Il y a une vraie ambiance dans les trois histoires, pourtant le décor sait s'effacer pour mettre toujours au premier plan les sentiments, les émotions, les drames intimes. J'ai trouvé la narration également très originale à chaque fois : un homme qui raconte son histoire à un autre, une lettre... En fait ces récits sont empreints d'une grande modernité, je pense que ce sont des histoires assez universelles qui peuvent parler à chacun.
Je n'ai pas grand chose à dire de plus, je ne souhaite pas entrer dans le détail des trois oeuvres mais sachez qu'elles m'ont toutes parlé chacune à leur manière et particulièrement la fameuse Lettre d'une inconnue qui m'a bouleversée. Stefan Zweig est un auteur que je garde en tête et que je relirai avec plaisir si j'en ai l'occasion.



dimanche 5 juillet 2015

Les Méditations poétiques de Lamartine

J'avoue que cela fait trèèès longtemps que ce recueil est en cours de lecture. Je l'ai enfin terminé aujourd'hui (Nouvelles méditations incluses). Tout cela pourrait laisser penser que je ne l'ai pas apprécié, or il n'en est rien. Je préfère dire que je l'ai savouré...
Au fil de mes discussions avec d'autres lecteurs, je me suis rendu compte qu'on réduisait souvent Lamartine à un romantisme si classique qu'il en deviendrait plat et sans saveur. Je suis loin de partager cette opinion. C'est justement parce que je retrouve l'essence même du romantisme que j'aime Lamartine : l'amour, la mort, le rôle du poète, la finitude par rapport à la Nature, Dieu, la fuite du temps... Des thèmes universels, qui parlent à tous toujours accompagnés d'une grande musicalité et d'une réelle beauté du vers. Non, Lamartine n'a pas écrit que le Lac, loin s'en faut. Moi qui suit une grande amatrice de poésie romantique, j'ai été servie.
Pourtant, ce recueil n'a pas non plus été un immense coup de coeur, je le regrette. Il est vrai qu'au bout d'un moment, on a un peu l'impression de tourner en rond, beaucoup de poèmes se ressemblent. Si j'ai adoré certains poèmes, d'autres ne m'ont pas vraiment touchée. Je reproche à Lamartine de ne pas s'impliquer assez dans ses vers, on a parfois une poésie très appliquée, très musicale, très rythmée mais au final pas toujours touchante et un peu ampoulée. C'est un peu paradoxal, car l'auteur, lyrisme oblige, ne cesse de clamer ses sentiments. Mais je n'ai pas eu cette impression de proximité que j'avais en lisant Victor Hugo, par exemple.
C'est ce qui fait, d'après moi, que j'aime beaucoup Lamartine mais qu'il n'entrera pas au panthéon de mes poètes préférés. J'apprécie sa poésie, elle me touche mais ne me transperce pas, sauf quelques poèmes (Isolement par exemple)
Cependant je ne veux surtout pas laisser à penser que ce recueil est plus une déception qu'autre chose. Ne vous y méprenez pas, il y a plus de positif que de négatif et je suis bien contente d'avoir découvert Lamartine, c'est vraiment un grand poète français. Je continuerai à chérir certains de ses poèmes tout en laissant d'autres de côtés.


vendredi 3 juillet 2015

En route pour l'avenir de Sarah Dessen

Pour me sentir vraiment en vacances, j'ai voulu lire un roman léger, un peu "à l'eau de rose", si vous voyez ce que je veux dire. Mais cela ne veut pas dire que je ne suis pas exigeante avec ce genre de livres : il y en a tellement destinés aux adolescentes qu'on a parfois l'impression que seul le titre et la couverture changent, l'intrigue étant toujours peu ou prou la même.
Trêve de blabla, de quoi parle celui ci ? Auden est une adolescente qui vient de terminer le lycée. Elle a toujours été un peu en marge des autres ados, le nez dans les bouquins, obsédée par l'idée d'intégrer une prestigieuse université, chose qu'elle vient de réussir. Pendant les vacances, elle décide de rendre visite à son père et à sa nouvelle compagne qui viennent d'avoir un bébé. Dans la petite ville de Colby Auden va découvrir la vraie vie, rattraper le temps perdu durant ses années lycée et se départir de ses préjugés. (Et évidemment rencontrer l'amour, oh quelle surprise).
Eh bien, j'ai beaucoup aimé ce livre, c'est une très jolie surprise estivale. Je l'ai dévoré ! Les personnages sont tous très attachants, en particulier Auden. J'ai vraiment pu  me reconnaître en elle, ce qui est très appréciable. Il y a de très jolis moments dans ce livre, j'ai été réellement happée par l'histoire. Je l'ai trouvé très frais, plein d'espoir. Je ne sais pas trop comment expliquer cela mais il y a une vraie atmosphère, un charme particulier dans ce roman. Il y a une réelle évolution, on découvre les personnages en même temps qu'Auden. Ce livre m'a émue, il a su me toucher (non non j'ai pas pleuré quand même). J'ai eu ce sentiment en le fermant d'en vouloir plus, de vouloir continuer a suivre les péripéties des personnages, continuer mon petit bout de chemin avec eux. L'histoire m'a emportée, le petit univers de ce roman est vraiment séduisant, bien construit et crédible. J'ai adoré tous les moments nocturnes, comme hors du temps, ça m'a immédiatement donné envie d'aller me balader sous les étoiles.
Bon, ce livre n'échappe pas à quelques écueils fréquents (inévitables ?) dans le genre. Style un peu maladroit par moment (quoique, j'ai vu pire), scènes clichées, fin un peu attendue (en même temps si ce n'était pas le cas j'aurais été déçue donc...). Le personnage de Maggie n'est pas très réaliste : bombasse, hyper intelligente, rideuse hors pair, hyper sympa : really ?
A part ça, rien à redire, j'ai beaucoup aimé, c'était exactement ce que je cherchais pour ce début de vacances. J'aimerais beaucoup lire d'autres romans de la même auteure.