samedi 26 septembre 2015

Boule de Suif et autres nouvelles - Guy de Maupassant

Quelques nouvelles que j'ai lu au compte-gouttes le matin, dans le bus. Avec en vedette le fameux récit "Boule de Suif". J'ai retrouvé avec délectation la plume de Maupassant, qui est l'un de mes auteurs préférés. Ces nouvelles sont toujours incroyablement justes, parfois drôles, parfois amères et souvent les deux à la fois. Les histoires sont d'une redoutable efficacité et font apparaître les défauts des hommes (et des femmes) : infidèles, égoïstes, hypocrites et souvent méprisables.
J'ai beaucoup aimé la simplicité des récits, l'épure, c'est d'ailleurs l'une des choses que je préfère chez cet auteur. On ne s'embarrasse pas de fioritures, on va à l'essentiel. Le ton est acerbe, mordant sans paraître y toucher, et j'adore ça. Des petites saynètes de vie, des instantanés qui auraient dû rester secrets, intimes. J'ai passé un très agréable moment avec chacune de ces nouvelles et c'est bien là le plus important. Chapeau M. Maupassant !

dimanche 20 septembre 2015

Des gens bien - Marcus Sakey

Hop hop hop on ne perd pas le rythme, deux critiques en deux jours ! Vous me connaissez maintenant, j'adore passer d'un genre à l'autre. Il était donc logique après mon pavé flaubertien de m'attaquer à quelque chose de plus accessible.
Je n'avais jamais entendu parler ni du livre, ni de l'auteur. Je vais quand même vous raconter l'histoire dans ses grandes lignes. Anna et Tom Reed forment un jeune couple qui essaye par tous les moyens d'avoir un enfant. Un jour, ils trouvent 400 000 dollars dans la cuisine de leur locataire qui vient de mourir. Tout de suite la promesse d'une vie meilleur s'impose à eux : rembourser les dettes, mener une vie moins soucieuse et surtout faire une nouvelle tentative médicale pour avoir ce bébé tant désiré. Mais les choses ne vont pas tout à fait se passer comme prévu...
J'ai vraiment apprécié ce polar. Il fonctionne très bien, l'action ne s'essouffle jamais. Le couple est vraiment attachant, les autres personnages comme Jack sont également intéressants. On a vraiment envie de connaître le dénouement. Voir ces deux personnes lambda se démener, s'enferrer dans leurs mensonges en série, plongés malgré eux dans un monde qui leur est étranger... j'ai vraiment aimé. La police, les criminels, et eux qui s'enfoncent de plus en plus, comme si ces liasses trop lourdes les faisaient couler. Tout est mené tambour battant, on ne s'ennuie à aucun moment. Du coup le roman se lit très vite, c'est un vrai moment de détente. Bon choix que ce couple auquel on peut totalement s'identifier. Du coup on se demande "Qu'aurais-je fait ?"
Néanmoins ce n'est pas mon roman policier préféré. Question de goûts : je préfère les ambiances plus"glauques", les drames familiaux à la Camilla Läckberg.  Ici on regarde juste l'action se dérouler devant nous, on essaye pas de démasquer le coupable... J'ai trouvé l'ensemble très bien mais un peu gentillet du coup. Tout comme la fin, un peu niaise à mon avis. Toutefois je reconnais les grosses qualités de ce roman citées précédemment.
En bref je le recommande si vous avez envie de passer un bon moment devant ce roman qui se lit vite.

samedi 19 septembre 2015

L'Education sentimentale - Gustave Flaubert

Eh oui, voilà le retour d'une critique littéraire ! Enfin ! J'ai une bonne excuse : ce roman était un vrai pavé et je n'ai pas eu beaucoup le temps de lire, fort malheureusement.
Pour information, c'est le deuxième Flaubert que je lis après Madame Bovary. Ici on suit le parcours du jeune Frédéric Moreau, ses amours, ses louvoiements dans une période politiquement plus qu'instable (1848-1851).
J'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à rentrer dans le livre. Au début je ne lisais qu'une page ou deux par soir, c'est dire ! Mais je me suis vraiment accrochée et j'ai fini par suivre avec intérêt les aventures de Frédéric. Le fait d'avoir choisi ce contexte est un plus, même si ce n'est vraiment pas ce qui m'a le plus séduite dans le livre. Non, ce que j'ai préféré c'est véritablement Frédéric en tant que personne. Il est incroyablement complexe, toujours hésitant. Son amour pour Mme Arnoux semble noble d'entrée de jeu, mais au fur et à mesure on se rend compte de son côté manipulateur. On apprend à le connaître comme un jeune homme plein d'idéaux (sentimentaux, politiques..), on le découvre prêt à tout pour parvenir, indifférent à tout ce qui n'est pas lui-même ou son amour pour Mme Arnoux. Argent, vice... tout y est. Il est incroyablement égoïste. Cependant, on ne peut s'empêcher de compatir à son sort, on ne peut pas le trouver foncièrement mauvais. Il agit le plus souvent avec sincérité, tout entier dévoué à son amour. Au final ce sentiment reste vraiment beau et touchant. J'ai beaucoup aimé la partie finale où tout s'emballe : la révolte gronde, Frédéric est à l'apogée de son hypocrisie, louvoyant entre trois femmes différentes.
Un bémol : le sort de tous les "amis" m'a laissée plutôt indifférente. J'avais tendance à les confondre, il y a de trop nombreux personnages. J'aurais aimé que le livre soit encore plus centré sur Frédéric, que les turpitudes de ses connaissances soient moins racontées.
Pour conclure, j'ai trouvé le temps parfois un peu long en lisant ce roman. Ce n'est pas un coup de coeur magistral bien que je soit très contente de l'avoir découvert.
PS : Je me suis sentie très maladroite en écrivant cette critique, désolée si cela s'en ressent. Je crois avoir un peu perdu l'habitude de critiquer des livres !

dimanche 13 septembre 2015

Vacuité scolaire

Non, toujours pas de critique littéraire à l'horizon mais ça na saurait tarder, vous avez ma parole.

Aujourd'hui quelque chose de plus personnel, j'ai vraiment besoin d'écrire ici. Je ne sais pas vraiment comment aborder le sujet... J'aimerais vous parler de mon rapport aux études. Je me mets beaucoup de pression par rapport à tout ça, je vous en avais déjà parlé concernant mon bac de français. J'ai tendance à paniquer lorsque les devoirs s'amoncellent, exactement comme ce matin. J'ai beaucoup de mal à relativiser, il faut que tout soit parfait sinon j'angoisse, je ne me sens pas bien. Je suis une vraie control freak, on me le dit très souvent. Je suis vraiment trop exigeante avec moi-même, ça a tendance a me pourrir la vie. Je n'accepte pas l'échec et je trouve toujours que j'aurais pu faire mieux.
Parfois je trouve tout cela tellement absurde... Oui les études sont importantes, mais des fois j'aimerais juste être capable de balancer tout ça, d'aller faire un tour, de me dire "c'est pas grave, ce sera mieux la prochaine fois". Je me suis collée toute seule cette étiquette de bonne élève, comme si cela me définissait. J'ai l'impression que c'est la seule chose stable et rassurante dans ma vie : plus je travaille, meilleures sont mes notes. Je n'ai qu'à me coucher plus tard pour travailler et tout ira bien. J'adore réellement apprendre, et je suis plus que consciente de la chance que j'ai de pouvoir faire des études et d'avoir de bons résultats. Mais mon dieu, comme j'aimerais parfois tout plaquer, voir ce que ça fait de ne plus être contrainte à des horaires, des dates butoirs, des obligations... Juste découvrir le monde, rire, vivre. En écrivant cela je me rends compte que ce qui m'embête le plus chez moi c'est mon côté excessif : tout ou rien. Jamais de juste milieu. Rassurez-vous, jamais je n'aurais le cran d'abandonner tout ça, heureusement je crois. C'est juste qu'à certains moments je ne trouve plus le sens de ce que je fais : les cours, travailler... Se lever à 6 h et travailler. Rentrer à 18 h et travailler. Et pourtant, je crois bien que le système ne marche sur personne mieux que sur moi. Je me sens engluée dans ces responsabilités, ces choix à faire. Devoir tracer son chemin sans même savoir où on est, qui on est. Je me trouve ridicule de me faire tant de souci à cause des cours. Mais c'est plus fort que moi. Je me sens comme un rat de bibliothèque, un rat de laboratoire. Le parfait cobaye.

samedi 5 septembre 2015

La Rentrée

Non non vous ne rêvez pas, c'est bien moi qui resurgit des méandres de l'Internet pour vous hanter à nouveau. L'excuse de mon absence est toute trouvée, et extrêmement sérieuse : j'étais en vacances. Le thème de mon article de rentrée coule lui aussi de source : la Rentrée pardi ! Il y a de cela quelques jours j'ai en effet effectué ma rentrée scolaire (si vous êtes des psychopathes  petits malins, vous devinerez vite en quelle classe je suis). Je trouve que la rentrée est un moment extrêmement intéressant à observer, complexe mélange de sentiments et d'atmosphères. Il y a déjà l'excitation : dans quelle classe vais-je être ? Avec qui ? Sans parler de l'éternel et ô combien angoissant diptyque profs-emploi du temps ! Je viens de le mentionner, il y a également le stress, l'inquiétude : être tout seul, passer une mauvaise année... La suite logique, c'est la joie : celle de retrouver ses amis, des professeurs qu'on affectionne, d'avoir un bon emploi du temps. Mais soyons réalistes, la déception est fatalement de la fête également.
Si je trouve les premiers jours d'une année scolaire aussi intéressants c'est aussi parce que les affinités et groupe d'amis ne sont pas clairement établis encore. Tout reste possible. On est dans le royaume des a priori, des préjugés, des premières discussions, des premiers rires de connivence. Il y a quelque chose de fascinant dans tout cela. Comment, en voyant une personne peut-on savoir dès les premières secondes qu'on ne deviendra jamais ami avec elle ? Au contraire, pourquoi est-on immédiatement attiré vers certains camarades ? Je me suis souvent demandé si le fait de voir un élève traîner avec quelqu'un que l'on déteste ne provoquait pas, inconsciemment, une classification de cet élève. Immédiatement les premiers statuts sociaux se démarquent : "populaire", "kéké", "intello", "bolosse", "pétasse". Eh oui, la phrase précédente vient sans doute de faire faire du boogie woogie à Victor Hugo dans sa tombe, j'en suis désolée.
Le début d'année c'est également la nostalgie : c'est là qu'on se rend vraiment compte de ce qu'on a perdu et de combien l'année précédente était belle. J'ai tendance à ne pas me sentir à ma place en début, à être inexorablement gagnée par un certain Spleen. Un doute sur ma capacité à m'intégrer et à passer une meilleure année que la précédente. Fort heureusement ces quelques inquiétudes disparaissent normalement au fil des semaines, du moins dans mon cas.
Quoiqu'il en soit il faut profiter de ces années qui passent si vite et se dire que dans quelques temps, ces problèmes de lycéens paraîtront bien dérisoires. Je vais m'arrêter là, je suis très en verve aujourd'hui ! Je me rends compte combien écrire ici m'a manqué. A bientôt