samedi 30 juillet 2016

Devoirs de vacances #3 Sur la Justice, éthique à Nicomaque - Aristote

Mes impressions :
Très rapide à lire. J'ai cependant beaucoup de mal avec les livres de philosophie et celui-ci n'a pas échappé à la règle... J'ai eu des difficultés de compréhension par moments.

Le contenu :
-Aristote utilise la dialectique, l'examen critique des opinions courantes.
-La justice est envisagée en tant que vertu morale, comme trait de caractère et non comme institution.
-La justice n'est ni un art, ni une valeur, ni un idéal auquel il suffirait de croire, ni une science.
-La vertu de l'homme juste le dispose à voir, dire, faire dans chaque cas la chose juste.
-Selon Aristote la justice est une vertu éminemment politique. Les lois constituent le critère de la justice. L'homme injuste prend plus que sa part de biens et rompt ainsi l'égalité entre les hommes, lèse les autres membres de la communauté. On ne peut parler de justice qu'entre des hommes égaux, c'est à dire des citoyens.
-La justice nécessite l'institution d'une communauté politique qui égalise les hommes en les rendant citoyens.
-La justice est une vertu qui régit les relations entre les hommes.
-On peut distinguer deux sens de justice : une justice générale correspondant au respect des lois et une justice particulière dont le principe est le respect de l'égalité (ne pas prendre plus que son dû). Il y a donc deux manières principales d'être injuste : ne pas respecter les lois ou ne pas respecter l'égalité. Il y a aussi deux types d'hommes injustes : le hors-la-loi et l'homme cupide.
-On distingue la justice distributive (répartir un certain bien en fonction de la valeur de ceux qui prétendent le recevoir) et la justice correctrice (rétablir une certaine égalité)
-Le terme égalité a deux sens selon qu'il s'agit de répartir ou de corriger.
-La monnaie permet l'égalité dans les transactions.
-L'équité est la forme de la justice la plus parfaite. En effet, la justice légale n'est qu'imparfaitement juste parce que les lois sont générales.
-L'acte juste consiste en une moyenne entre injustice commise et injustice subie. Il vaut cependant mieux subir l'injustice que de la commettre.
-Le droit a pour finalité la justice particulière c'est à dire l'égalité proportionnelle dans les distributions et l'égalité arithmétique dans les rectifications. Le droit veille a la juste répartition des biens et des maux extérieurs.
-Le droit naturel représente les règles pouvant être justifiées par la nature des choses.
-Le droit s'intéresse seulement aux relations entre les hommes et ne peut juger l'homme en tant qu'individu.
-Il n'est pas nécessaire de poser une égalité de droits pour réaliser l'égalité devant le droit.

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jeudi 28 juillet 2016

Devoirs de vacances #1 Le Malaise dans la culture - Freud

J'ouvre une nouvelle série sur mon blog durant l'été. J'ai de nombreux ouvrages à lire pour préparer mon entrée en prépa, et beaucoup d'entre eux peuvent apparaître comme difficiles à comprendre voire rébarbatifs. Le but n'est pas tant d'en proposer une critique mais surtout de garder trace de ce que j'ai retenu de ces oeuvres, ceci complété par d'éventuelles recherches. Ces articles se voudront succins et vont surtout me servir à la rentrée, pour ne pas oublier le contenu des livres. Commençons tout de suite avec Freud.

Mes impressions : Très intéressant par moment, le style n'est pas si difficile mais il faut vraiment rester concentré. J'ai du mal à résumer la thèse de l'auteur dans sa globalité.

Le contenu :
-La culture a deux fins : protéger l'homme de la nature et réguler les relations entre les hommes.
-La culture est un carcan (les individus ne peuvent pas céder librement à leurs pulsions) nécessaire. La culture se définit par le renoncement pulsionnel.
-Avec l'apparition de la culture, le bonheur individuel passe au second plan : la cohésion de la société est plus importante. La culture peut donc freiner l'accès des hommes au bonheur.
-L'homme peut contrer l'obstacle qu'est la culture par trois moyens : distraction, substitution, stupéfaction.
-L'héritage culturel de génération en génération est assuré par le Surmoi.
-Le moyen définitif d'assurer la cohésion sociale est l'amour.
-L'équilibre de la société est précaire puisque les individus luttent en permanence entre pulsion de vie et pulsion de mort.
-Dans cet ouvrage Freud déplace ses concepts dans le champ social, peut être sous l'impulsion de la première guerre mondiale.
-Certains pensent que le terme "civilisation" serait plus pertinent que "culture"

Utilisation de différentes critiques trouvées sur le site Babelio.fr

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mardi 26 juillet 2016

Everything's gonna be alright

Heureuse coïncidence, je suis en train d'écouter cette chanson géniale de Bob Marley, qui colle de plus parfaitement avec mon propos.
Ce dernier mois, j'ai clairement franchis un cap, sans même m'en rendre compte ou le vouloir. Je me sens emplie d'une force nouvelle. Je me sens calme et sage, plus sûre de moi et confiante en l'avenir que je ne l'ai jamais été. J'ai l'impression d'avoir réussi à chasser mes démons, au moins pour un temps. Je me suis éloignée de cet abîme, deces ténèbres qui m'attiraient à eux.  J'arrive enfin à moins réfléchir, à maîtriser mes émotions et à profiter de l'instant présent sans songer au lendemain. Je suis la première surprise de ce changement qui s'est accompli en moi. Je parviens à être indulgente envers moi-même, à apprécier les moments que je passe en ma propre compagnie. Je suis devenue ma propre pote.
Et suite à cette évolution, comme un clin d'oeil du destin, les choses que j'espéraient depuis toujours sans venues à moi sans un bruit. Mieux, j'arrive à les apprécier sans les décortiquer, les analyser, et m'angoisser à leur propos. Je crois que je suis passée au niveau supérieur de ce jeu qu'est ma vie. Une énergie positive circule en moi, je suis en paix avec moi-même et les autres. J'ai le sentiment d'avancer enfin, d'avoir conscience de ma propre valeur. J'ai envie de me battre pour les choses que je veux, et je suis prête à le faire.
J'ai toujours eu du mal à croire que parfois, il fallait laisser faire le temps, arrêter de se torturer l'esprit avec certaines choses. Aujourd'hui j'en suis convaincue : il faut savoir arrêter de se mettre une pression démesurée pour tout. Laisser les bonnes personnes, les belles opportunités venir à nous.
J'espère juste que ceci n'est pas qu'une trêve estivale, un état passager lié au soleil qui me ralentit le cerveau et m'empêche de gamberger. Mais je pense qu'il m'appartient qu'à moi de faire de cette dynamique positive une manière permanente d'envisager les choses.

lundi 25 juillet 2016

Peyton Place - Grace Metalious

Sur plusieurs années, on suit les péripéties de la petite ville américaine de Peyton Place. Allison Mackensie n'a de cesse de penser à son père disparu. Elle ignore le secret que sa mère Constance, plus belle femme de la ville, cache depuis des années : Allison est l'enfant illégitime d'un homme qui était marié. Allison n'a qu'une amie, Selena Cross, qui vit dans un quartier beaucoup moins huppé, avec un père violent et alcoolique.
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette lecture. J'adore ces ambiances de petites villes, où chacun cache ses secrets, où ragots et commérages vont bon train. On se préoccupe surtout du qu'en-dira-t-on, dans un lieu où les réputations changent bien vite. Il y a sans cesse des rebondissements, les personnages évoluent. Ils sont complexes et nombreux, la personnalité de chacun est développée par l'auteure. Ils sont aussi profondément humains, chacun porte sa part de noirceur et de malheur. Le récit m'a réellement entraînée, on a envie de connaître la suite. J'ai aimé cette ambiance en huis-clôt, l'action étant vraiment circonscrite à la petite ville. Ce livre porte une vraie réflexion sur l'être humain, sur les rapports de pouvoir entre les différentes classes. La vie est plutôt cruelle, le drame ultime étant pour une jeune fille de tomber enceinte hors mariage.Une poignée d'hommes, les plus aisés, semblent prendre toutes les décisions.  Chacun semble à la fois coupable et victime des problèmes qui lui arrivent. On change également d'avis sur les personnages durant la lecture. Certains, comme Constance et Selena, me sont devenus sympathiques au fil des pages tandis que d'autres, comme Allison m'ont tantôt émue, tantôt agacée.
En somme, j'ai eu un réel coup de coeur pour cet ouvrage, c'est tout à fait le genre d'oeuvres que j'affectionne.



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vendredi 15 juillet 2016

Le dompteur de lions - Camilla Läckberg

J'ai reçu en cadeau le dernier-né de l'écrivaine suédoise. Je suis une inconditionnelle de ses romans, et na taris généralement pas d'éloges sur ceux-ci. Alors, "Le dompteur de lions" a t-il fait exception à la règle ?
Comme à l'accoutumée, deux histoires en parallèle, que plusieurs décennies séparent, et qui vont finir par se rejoindre. On cherche à résoudre les mystérieuses disparitions de jeunes filles à travers la Suède. L'une d'elles est retrouvée, la langue coupée, sans yeux et privée d'ouïe. Il va sans dire que Patrick et ses collègues vont alors se démener pour trouver le coupable.
Je viens de relire ma critique du tome qui précédait celui-ci. Je mettait alors en garde l'auteure, lui disant que nous lecteurs finirions peut-être par nous lasser si celle-ci employait toujours les mêmes ficelles. Je suis au regret de dire que selon moi, l'auteure est définitivement tombée dans ce piège. Certes, le livre m'a accroché et je l'ai dévoré, avec la hâte de connaître le dénouement. Certes, les personnages sont toujours aussi attachants. Cependant, l'intrigue reprend encore un schéma certes efficace mais un peu usé. On découvre qu'un personnage cachait son passé et a changé de nom etc... Ce n'est pas que je n'ai pas été surprise : je n'ai pas été surprise d'être surprise. Même si j'aime toujours autant l'esprit, tout cela commence à sentir un peu le réchauffé. J'ai trouvé la fin un peu bâclée également. De même, sur le plan de le vie personnel des policiers, pas non plus de surprise.
Cela m'attriste que le négatif l'emporte, mais il faut bien reconnaître que Läckberg semble être arrivée à un point où elle ne nous surprend plus vraiment. Pourtant, le style reste agréable, l'atmosphère plaisante, les intrigues bien ficelées... Je reste sur ma faim, il serait temps de mettre un peu de piment et d’inattendu dans tout cela.


vendredi 1 juillet 2016

Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda

Vous ne pouvez pas imaginer le bien que ce livre m'a fait. Une histoire de vrais gens, avec des vraies galères, des vrais défauts et des vrais bonheurs. Une histoire de gens, tout simplement. Qui ne se comprennent pas toujours, mais qui s'aiment et finissent par s’apprivoiser. Une histoire qui te dit que rien n'est jamais perdu, quelque soit le quota de problèmes et de drames avec lequel tu es parti dans la vie.
Au début, j'avais du mal à accrocher mais après, impossible de le lâcher. Tout sonne tellement juste, on ne peut s'empêcher d'y croire du premier au dernier mot. J'ai vécu les mêmes émotions que les personnages, je les ai aimés et détestés. C'est un livre qui donne de l'espoir, du bonheur en barre. Il recèle la chose la plus importante à mes yeux : la simplicité. Il fourmille de preuves que le bonheur peut nous tomber dessus à n'importe quel moment, qu'il suffit de trouver les bonnes personnes avec qui le partager.
Bref, j'ai adoré, je le conseille à tout le monde. J'avais la larme à l'oeil en le lisant, chose qui m'arrive extrêmement rarement. Du coup, je ne perds pas mon temps à chercher des points négatifs. Ce roman a su me remonter le moral un jour de déprime, et c'est tout ce que je lui demandais.

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