mardi 27 décembre 2016

Chère 2016...

Chère année 2016,
Si je me permets de t'écrire aujourd'hui, c'est pour que nous fassions ensemble un bilan de ce que tu m'as apporté. Tu ne m'as pas ménagée, loin s'en faut. Cette année a été de loin la plus intense de ma jeune vie.
L'année des premières expériences, d'abord : les amours, les fêtes, les premières vacances entre amis... Effrayant mais aussi très excitant. Paradoxalement, ton année a aussi été celle du travail : jamais je n'avais autant bûché. J'ai préparé un concours, préparé le Bac et découvert l'enfer de la prépa ! J'ai puisé dans des ressources insoupçonnées, et me suis parfois trop mis la pression.
Je n'avais également jamais eu des échecs aussi douloureux et des succès aussi satisfaisants. J'ai raté un concours que je préparais depuis un an, et eu mon Bac avec des notes à la hauteur de mes espérances. Je m'épanouis aujourd'hui dans mes études, à un point que je n'aurais jamais osé espérer.
J'ai atteint beaucoup de mes objectifs, et j'ai réussi à vaincre mon incommensurable stress de la conduite.
Mais surtout, surtout, ton année a été celle où j'ai fais la paix avec moi-même, où j'ai appris à m'aimer. J'ai plus progressé en matière de confiance en moi en un an que durant toutes les années précédentes. Je suis devenue forte, sereine. Je suis parvenue a être indulgente avec moi-même. En cela, 2016 restera l'année où je me suis révélée à moi-même, où j'ai pris mon envol. Je n'aurais jamais pensé faire autant de progrès en si peu de temps. Je suis devenue positive, j'ai chassé mes vieux démons et j'ai cessé de me tourmenter sans raison. J'ai appris à profiter au jour le jour.
Je voudrais donc avant tout te remercier : tu as été sans nul doute la plus belle et la plus difficile année de ma vie. J'ai été confrontée à moi-même, sans cesse mais je t'en suis reconnaissante car cela m'a fait avancer.
J'en profite pour glisser quelques mots à ta copine 2017, qui va venir te remplacer d'ici peu. Tu vas pouvoir prendre des vacances bien méritées... 2017 : surprends-moi ! Donne- moi de la passion, donne-moi de l'amour véritable, de belles amitiés. Je te promets moi aussi de te surprendre, en me poussant toujours plus loin, en m'épatant moi-même. Je veux me rendre fière de moi, vivre intensément, travailler dur pour atteindre mes objectifs. Je compte bien devenir chaque jour un peu plus forte que le précédent, continuer ce travail de longue haleine qu'est celui sur la confiance en soi.
2017 : viens, je suis prête et je t'attends.

lundi 26 décembre 2016

18 choses que j'ai apprises en 18 ans

1. L'amitié ne peut pas être forcée, elle se noue naturellement. Ceux qui sont faits pour être tes amis le deviendront sans même que tu ne t'en rendes compte.

2. On s'en fout d'être dans la norme, de faire les choses à l'âge où l'on est censé les faire. Cela ne rend pas plus heureux. Les belles choses arrivent au moment où l'on s'y attend le moins. Il faut arrêter de se mettre une pression démesurée et laisser les opportunités venir d'elles-mêmes.

3. La souffrance est utile et nécessaire. Les épreuves que tu traverses, ton mal-être, sont aux fondements de ta personnalité. Ils font partie intégrante de qui tu es. Les moments de merde te font prendre conscience de la valeur des beaux moments.

4. Il faut profiter le plus possible des gens qu'on aime, car on ne prend conscience de combien ils comptaient pour nous qu'une fois qu'il est trop tard.

5. Une seule personne peut te rendre heureuse, c'est toi. Tu seras heureuse le jour où tu décideras de l'être et d'envoyer valser toutes tes barrières inutiles.

6. Il faut oser sortir de sa zone de confort.

7. Lire, regarder des films, écouter de la musique... le plus possible. Injecter le plus d'art possible dans sa vie, s'ouvrir sur le monde, emplir sa tête de créations. Sois-même, essayer de créer et ne jamais s'arrêter de rêver.

8.Le plus important, ce sont les relations humaines. Il faut s'ouvrir le plus possible aux autres et ne pas se créer une carapace si épaisse qu'elle empêche de faire des rencontres. Entretenir de toutes ses forces les amitiés.

9. On est toujours plus fort que l'on pense l'être. Il faut accepter de se mettre en danger, car seul l'échec fait grandir et avancer.

10. Tout va bien se passer : il faut prendre du recul, se détendre et mettre sa vie en perspective. Il y a très peu de choses vraiment graves dans la vie.

11. Prendre soin de soi, être bienveillant envers sois-même comme on le serait envers quelqu'un d'autre. Il faut essayer de passer de bons moments en sa propre compagnie, de devenir son propre pote et d'être fier de soi.

12. Fuir le conformisme, les conventions sociales qui sont des prisons. Ne pas perdre sa folie, réfléchir par soi même et remettre en questions les choses qui nous sont imposées.

13. Il faut parler, se forcer à dire ses sentiments. Sinon, ils grossissent en toi et sortent au pire moment et de la pire des manières. Ne pas hésiter à demander de l'aide, aussi.

14. Se forcer à débrancher son cerveau est parfois nécessaire. Arrêter de tout analyser, de tout intellectualiser. Etre dans la spontanéité fait beaucoup de bien.

15. Rire, rire, rire en toutes circonstances. Le rire sauve tout.

16. Il faut être honnête avec soi-même, reconnaître ses travers pour mieux agir dessus. Etre le plus lucide possible, et le plus humble surtout.

17. On est toujours responsable de sa situation. Il faut arrêter de se placer en victime et prendre enfin les rênes de sa vie et de son bonheur. Personne ne va agir à ta place pour améliorer ta vie.

18. La comparaison est le pire des maux. Il faut se concentrer sur soi, voir le positif dans sa vie et agir sur le négatif. Se pousser chaque jour un peu plus loin que le précédent.

dimanche 18 décembre 2016

Toi

Je t'ai attendu pendant longtemps. Et maintenant que t'es là, je suis perdue. Tu m'exaspères et m'attendris à la fois. Tes vêtements qui ressemblent à ceux d'un enfant de douze ans. Tes bras si lisses, tes mains qui n'ont rien vécu, ta peau rebondie. Tes joues rondes mais irrégulières. Tes silences, tes formules de politesse, tes sourires, tes hésitations, tes incompréhensions. Ta gentillesse sans faille, qui est en devient parfois agaçante. Tu te laisses porter par le courant, alors que pour moi la vie est une lutte perpétuelle. Je rêvais d'une passion, tu m'as donné ton calme, ta douceur. Suis-je une éternelle insatisfaite ? Peut-être bien. Mes sentiments sont si confus... J'ai envie de te secouer et de te prendre dans mes bras. Te gifler et t'embrasser. J'ai envie de crier, pour voir si tu crieras aussi, si tu crieras plus fort. Lorsque ton regard d'enfant se pose sur moi, quelque chose remue dans mon ventre, tout au fond. Je ne sais pas si c'est l'angoisse de n'être pas celle qu'il te faut, ou le bonheur d'avoir trouvé une épaule si peu solide, mais si réconfortante. Je peux te parler pendant des heures, je n'ai jamais trouvé personne qui sache si bien m'écouter. J'ai envie de me jeter tout contre toi, que tu me serres à m'en étouffer. Mais tu le feras pas, tu aurais peur de me faire mal. Tu as les mots pour me réconforter, pour m'apaiser, mais sauras-tu trouver ceux qui m'étourdiront, me feront perdre le contrôle ? Le plus énervant dans tout cela, c'est que je ne suis pas en droit de te faire des reproches. Ta gentillesse emplit tous les espaces, elle m'emprisonne autant qu'elle me réchauffe et me comble.
Je n'arrive pas à déconnecter, tout cela est si peu logique. Tu es à l'opposé des garçons que j'imaginais dans mes rêveries, tu es si sensible, si fragile, si peu sûr de toi. Tes efforts pour me faire croire le contraire sont touchants. Alors à chaque fois, ce coup de poignard dans mon estomac au moment de te quitter me surprend autant qu'il m'effraie. Ils disaient "le coeur a ses raisons que la raison ignore", mais comment intimer l'ordre à ma raison de se taire, parfois ? 

Entre chiens et loups - Cesbron

Ce roman retrace la vie de Roland Guérin, de son enfance à son métier de professeur, de son statut de journaliste renommé à celui de lieutenant en Algérie. Ses doutes, ses peurs, ses réflexions, ses amours... tout y est.
Ce livre mérite sans nul doute d'être plus connu. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en l'ouvrant, puisqu'il est assez épais et le résumé me paraissait un peu étrange. Cela m'a fait qu'amplifier mon coup de coeur. Le style m'a d'abord frappée : cela faisait longtemps que je n'avais été séduite par un style aussi original et aussi beau. Voilà un auteur qui sait écrire, me suis-je dis.
Par ailleurs, je ne sais pas comment l'auteur parvient à dire autant de choses avec si peu de mots. A aborder autant de thèmes, à enfermer la complexité de la vie dans ses pages. Rien n'est manichéen, tout est tellement ambivalent, compliqué, réaliste. J'ai adoré le fait que ce livre ne parle pas que de la guerre d'Algérie. Il nous parle de révolte, de relations humaines, d'hommes et de femmes, de liberté. Tout est très beau, très fin, bouleversant. Ce personnage est émouvant, dans sa dialectique d'homme tantôt lâche, tantôt courageux, comme nous tous. On y croit à chaque page, à chaque phrase, puisque c'est la vie qui s'étale devant nous.
L'auteur nous parle de la France à travers quelques personnages et il nous parle de nous à travers Roland. L'itinéraire d'un homme qui semble baigner dans le doute, ce qui le rend incroyablement proche de nous. Certains dialogues mériteraient d'être lus par tous, comme celui entre Mansart et Guérin, qui aura de si grandes répercussions sur la vie du jeune homme.
Il nous parle de l'Algérie aussi, de la "sale guerre", de la torture mais pas que. Des relations complexes entre les musulmans et les français de la métropole. Il nous pousse, en même temps que Roland, à nous interroger sur le sens des guerres, sur le fondement du courage.
Je peine à écrire cette critique, je voudrais tellement pousser le plus de monde possible à lire ce roman, il peut être bénéfique à tellement d'égards. Je vais, pour ma part, tâcher de découvrir un autre Cesbron le plus vite possible.

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